Reflex: le début de la fin?

Avec le numérique, le marché de la photo, qui s’était un peu endormi, s’est réveillé, et s’est considérablement transformé. Le reflex a pris un essor sans précédent me semble-t-il, avec près de 30% de part de marché en 2009. Cela veut dire qu’un appareil photo vendu sur trois est un reflex. Mais cet âge d’or du reflex est-elle justifiée, et va-t-elle durer?

Je vais maintenant jouer à l’analyste de marché, en vous livrant quelques idées que j’ai accumulé sur papier depuis quelques mois, et qui finalement prennent du sens, avec l’arrivée des compacts à optiques interchangeables.

L’âge d’or des reflex

Je pense que cet engouement pour le reflex correspond à trois phénomènes:

  • d’un point de vue purement marketing, les reflex sont plus intéressants: un boîtier seul ne sert à rien, il faut donc des objectifs, des filtres, … bref, une plaïde d’accessoires, alors qu’un compact se suffit à lui-même. Cet argument a conduit les constructeurs a faire le forcing sur ce marché, en le popularisant,
  • les compacts, au début du numérique, n’offraient pas une très bonne qualité d’image dès que l’on montait un peu dans les ISO.
  • le numérique a fait apparaître de nouveaux acteurs sur le marché de la photo. Les constructeurs traditionnels Pentax, Canon, Nikon, Olympus ont dû faire face à des « électroniciens » comme Panasonic, Samsung … Cette concurrence a fait chuter les prix des compacts, les marges ont baissé, et il est assez difficile de se différencier des autres. Pour les « traditionnels », le marché du compact est devenu beaucoup moins attractif, et ils se sont donc renforcé sur le secteur ou ils étaient les plus forts.

Conséquence de tout cela: beaucoup de reflex se sont vendus et se vendent encore.

Avantages et inconvénients

Pour moi, cet âge d’or du reflex va s’épuiser pour une raison principale: le seul critère de qualité des images, ne suffit plus à cacher les points négatifs des reflex qui

  1. sont encombrants, et lourds,
  2. en mode automatique, ne fournissent pas de résultats aussi flatteur que les compacts (ou ne font pas mieux),
  3. nécessitent des changements d’optiques,
  4. ne correspondent plus à la façon dont les gens prennent des photos,
  5. demandent des connaissances, pour être exploités correctement, connaissances que n’ont pas la plupart des propriétaires de reflex aujourd’hui.

L’argument 1 est évident: un compact se glisse dans la poche, un reflex nécessite au minimum un étui. Si l’on ajoute un flash et une optique supplémentaire, il faut un sac.

L’argument 2 m’a toujours amusé: Les photos prises en mode automatique, avec un reflex, sont souvent moins flatteuses que celles prises par un compact (toujours en automatique). J’en entends déjà certains crier au scandale: oui je suis d’accord, les compacts ont tendance a trop pousser les traitements, et les couleurs des photos, mais la plupart des utilisateurs s’en accommodent très bien, et trouvent les photos des reflex un peu fades. Cependant, dès que la luminosité diminue, les reflex reprennent largement la main.

L’argument 3 est également un point important: devoir changer d’optique dès que l’on veut changer de gamme de focale est quelque chose d’assez désagréable, et enlève toute possibilité de faire des photos « à la volée ». Nous le voyons bien aujourd’hui: tous les constructeurs se sentent obligés de sortir des trans-standards « extrêmes » du type 18-200mm.

L’argument 4 est une conséquence directe des libertés qu’offre le numérique: nous pouvons prendre un nombre quasi illimité de cliché, sans surcoût. La notion de bloc-notes apparaît de plus en plus: nous prenons de plus en plus de photos, de tout et n’importe quoi. Certes, nous voyons toujours les photos traditionnelles, posées, mais de plus en plus, nous voyons des gens tenter des photos dans des positions ou dans des endroits insolites.
Le numérique nous donne cette liberté « créative », et les compacts ont peu de limite dans ce domaine, alors que les reflex, eux, ne peuvent pas passer partout.

L’argument 5 est assez terrible à constater: combien d’utilisateurs de reflex utilisent autre chose que le mode automatique? Lorsque je croise un photographe, j’essaie d’apercevoir ce qu’il utilise, et comment (quel optique, et quel mode), et je suis souvent consterné: une écrasante majorité utilise le mode entièrement automatique (ouverture, vitesse, iso automatique), un poignée ose le mode P, et un nombre infime utilise les autres modes (modes priorités ou manuels). Hors, comme discuté au point 2, les modes automatiques ne donnent pas forcement les meilleurs résultats.

Certains vont me demander, mais que reste-t-il aux reflex? Je dirais qu’il leur reste, ce qui a toujours intéressé les utilisateurs « historiques » du reflex:

  • La visée optique, précise, et insensible à la luminosité,
  • La qualité des optiques: il n’y a pas de contraintes, ni de poids, ni de taille,
  • Le mode manuel.

Face a tous ces inconvénients, les constructeurs ont tenté quelques initiatives, en ajoutant des fonctions « périphériques »: les reflex embarquent maintenant de la vidéos, permettent la visée électronique, offrent des écrans orientables, et nous voyons apparaître de plus en plus d’optiques trans-standards, comme 18-200mm par exemple.

Cela suffit-il? Je ne pense pas, d’autant qu’en 2009, une porte s’est ouverte.

Un nouveau marché

Jusqu’à présent, les constructeurs segmentaient très méticuleusement leur gamme: petits capteurs pour les compacts, capteurs plus gros pour les reflex. Conséquence immédiate: la qualité des images restants inférieures sur les compacts, beaucoup d’entre nous restaient sur le marché des reflex.

En 2009 est apparu le fameux format micro 4/3. Au départ, nous ne pouvons pas vraiment dire que cette annonce ait suscité beaucoup d’enthousiasme. La sortie du premier modèle dans ce format, a généré plus de curiosité que d’engouement.

Le vrai démarrage est venu du E-P1 d’Olympus, qui a su ajouter la dose de design et de marketing suffisante pour faire de son produit quelque chose de différent (et donc d’intéressant).

Olympus Pen E-P1

Ce type d’appareil ouvre deux brèches:

  • Technique: même s’il reste de taille réduite, les capteurs embarqués sont plus grands que les capteurs de compact. Cela permet de faire des photos de meilleure qualité, et surtout d’avoir un meilleur comportement à ISO élevés. Le fait de pouvoir changer les optiques permet d’améliorer également la qualité,
  • Design/Marketing: cette brèche là est béante! En effet, le format proposé ouvre la porte a un domaine au moins aussi vaste que celui des boîtiers reflex. Nous allons voir apparaître des boîtiers bijoux, des boîtiers experts, des boîtiers que l’on exhibera comme on exhibe aujourd’hui un Leica (avec le snobisme aussi grand que le portefeuille nécessaire à son acquisition).

Le cas d’Olympus est assez édifiant: Le format Micro 4/3 sort, tout le monde s’interroge. Samsung commercialise un modèle: tout le monde le salut, mais sans plus. Il ressemble a un reflex en plus petit. Olympus sort le E-P1, et aussitôt le buzz démarre, simplement parce que le design évoque tout sauf un reflex (sans compter la composante nostalgique, nous y reviendrons).

Parenthèse sur le nom de ces appareils

Lorsque j’ai abordé cet article, une chose m’a beaucoup gêné: comment appelle-t-on ces appareils?
En français, le terme souvent employé est « compact expert ». Mais le Canon G11 est également un compact expert, sans pour autant avoir un objectif interchangeable! D’autres appelle cela des compacts à objectifs interchangeables … pas pratique, trop long à écrire.

Sur les sites anglophones, le terme qui revenait souvent au début était: mirrorless camera (boîtier sans mirroir), ou mirrorless, lenses interchangeable camera. Aujourd’hui, le terme qui semble émerger est EVIL: Electronic Viewfinder Interchangeable Lens.

En attendant d’avoir un terme équivalent en français, je vais utiliser celui-ci.

Fin de la parenthèse

Si cet engouement se confirme, que va-t-il rester exactement aux reflex?
Pour les boîtiers bas de gamme (Canon 1000d, Nikon 3000d), la réponse est rien, et je pense qu’ils seront amenés à disparaître.

Les EVILs sont plus petits, plus légers, offrent un design différent, et sont plus polyvalents. Les clients visés sont directement ceux des boîtiers reflex d’entrée de gamme: des personnes qui veulent avoir une meilleure qualité d’image, mais sans connaissance particulière de la technique photo, et qui veulent plus de liberté de mouvement (légèreté), et de discrétion.

Pour les boîtiers plus haut de gamme, « experts » ou « professionnels », le danger est moins évident, ou moins immédiat. Ils gardent pour eux:

  • La visée optique,
  • Leur taille est un gage de stabilité, de bonne prise en main,
  • La gamme d’optiques qui les accompagnent reste un atout.

Bonne nouvelle ou mauvaise nouvelle?

Pour les constructeurs, cette tendance est plutôt une mauvaise nouvelle. Finalement, ils vont pouvoir vendre des boîtiers de type compact, mais avec les accessoires des reflex. Ils ne perdent pas grand-chose au change. La nouvelle est moins positive pour les constructeurs traditionnels de reflex (Nikon, Canon, Pentax), qui vont devoir « partager » le marché avec beaucoup plus de concurrents qu’aujourd’hui, et qui ne pourront pas exploiter leurs gammes d’optiques existantes.

Pour les utilisateurs, cette tendance me paraît tout à fait saine. Nous ferons face globalement à trois catégories d’appareils: les compacts, les EVILs, et le reflex. Donc les personnes qui prenaient un reflex uniquement pour avoir une qualité d’image correcte, vont pouvoir s’équiper avec quelque chose qui correspond mieux à leurs besoins et connaissances.

Conclusion

Cette analyse est à prendre pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un ensemble d’idées émises par un photographe amateur, qui s’est pris pendant quelques instants pour un gourou de l’analyse de marché.

Au-delà de cette analyse, il est amusant de constater que, quelle que soit la technologie utilisée, les marchés sont cycliques. Les EVILs correspondent en effet, presque au millimètre près, aux appareils Olympus Pen, et Agfa Optima que nos parents ont utilisé pendant plus de 30 ans (entre les années 60 et 80).

Agfa Optima & Olympus Pen

Nous pouvons l’interpréter de différentes façons. Personnellement, j’ai choisi la voie « optimiste »: si une formule fonctionne aussi longtemps, c’est qu’elle correspond réellement à ce qu’attend le consommateur. Il est donc normal d’y revenir, même si le marketing des marques ne le souhaite pas forcement.

22 thoughts on “Reflex: le début de la fin?”

  1. @Gabs: Je suis globalement d’accord, mais je persiste a dire que le probleme est lie au marketing, pas a l’electronique. Je ne defend personne, mais je pense que tout ce qui est electronique resiste mieux au temps que le reste. Cette remarque est d’autant plus vrai que l’electronique est de plus en plus integree (tout tient dans un nombre de plus en plus petit de composants). Par contre, il est vrai que toute la partie mecanique est moins bien soignee, ou qu’il faut payer plus cher pour avoir quelque chose de vraiment solide.
    Le numerique apporte des outils marketing, permettant de justifier un remplacement des boitiers tous les 18 mois, et les constructeurs en profitent. Le premier argument a ete le nombre de pixels, la sensibilite semble etre le critère du moment, la video egalement, avec en prime une generation de boitier pour la HD 720 lignes, et la generation suivante pour la HD 1080…
    Leica, Blad, Mamiya suivent egalement une demarche marketing, mais adaptee a leur clientele, et aux prix pratiques. Tu ne peux pas te permettre de renouveller des gammes completes de boitiers ou de dos, tous les 18 mois, quand le prix de base depasse les 5000 Eur (voir 10000 Eur).
    Et encore, meme chez eux, les demarches sont parfois limites: on ne peut pas dire que le M8 soit une reussite. Il etait plutot là pour occuper le terrain. De l’avis de beaucoup, le vrai Leica numerique est le M9. Et je ne parle pas des series limitees blanches, metalisees, …
    Les marques que tu cites sont des outsiders face a Nikon et Canon. On peut d’ailleurs y ajouter Pentax. L’objectif de ces marques est de faire « different » : s’ils font du Canon ou du Nikon, ils ont perdu. Il est vrai qu’ils proposent des choses plutot interessantes.
    Je me pose beaucoup de questions sur ces sujets: doit-on regretter les bons vieux boitiers super robustes? ou s’adapter a des boitiers plus cheap? doit-on taper dans des gammes plutot elevees et renouveller le materiel tous les 5 ans (ou plus), ou se limiter a des boitiers bas de gamme, et renouveller plus souvent?

    Je prends souvent la video comme exemple: quand la video est apparue sur les reflex, beaucoup ont rigole. Nouveau gadget inutile, meme pas d’auto-focus digne de ce nom en mode video … puis les professionnels s’y sont interesses, et plus personne ne critique ce « gadget », qui commence a remplacer du materiel coutant 10 fois plus cher. Et tout cela en moins de 2 ans. Ceci illustre parfaitement la difficulte de juger objectivement les evolutions que l’on subit.

    Je ne suis pas sure que ce que je viens d’ecrire soit parfaitement lisible. Je viens de finir une journee assez lourde, et j’avoue avoir un peu de mal… donc desole pour les fautes, et les phrases alambiquees.

  2. Oui je comprends ce que tu dis et je ne pense pas que c’était mieux avant.

    C’est juste que l’arrivée du « numérique » (pour abrégé) a conduit à une rupture avec le matériel. J’ai l’impression que le matériel est devenu une coquille vide, que les enjeux ce sont déplacés vers la puce informatique.

    Et je trouve personnellement que c’est une erreur. Les marques très haut de gamme (Leica, Blad, Mamiya etc.) ne se font pas avoir à ce jeu là, il me semble. Et je trouve dommage que la même attention ne soit pas porté à l’égard du grand public.

    En je voudrais rajouter 2 ou 3 choses (elle est intéressante cette discussion !) 🙂

    – fuji vient de mettre au point un capteur qui permet de coupler la mise au point par contraste et la détection de phase. Du coup on va bientôt voir arriver dans ces hybrides une grosse amélioration de l’AF !

    – ce même fuji a mis au point des technologies de capteurs révolutionnaire il y a maintenant un bon nombre d’années. Je viens de m’acheter un S3 pro en occaz et je peux t’assurer que la dynamique de l’argentique en numérique existe bien ! Dommage que les autre constructeurs ne se soient pas penchés sur la question (pour des raisons marketing ?)

    – je ne dis pas que les objectifs d’aujourd’hui sont moins bons qu’hier (c’est tout le contraire !), mais qu’ils sont moins bien construits. C’est la suprématie du plastique ! Même sur les boitiers ! Et franchement je ne vois pas l’impact sur le coût des produit, tout est affreusement plus cher ! Mais ce qu’on a gagné d’un côté on l’a à mon sens perdu de l’autre. Et ce qu’on a perdu, ce sont à mon avis des fondamentaux, des choses vraiment importantes.

    J’adore le changement, mais quand il est provoqué en harmonie entre le photographe et le vendeur. Heureusement qu’il y a des « marques » clairement orienté dans l’innovation, je pense à Fuji, à sigma, à Olympus. Bref peut être que tous ces changements m’ont rendu impatient, c’est peut être seulement ça le problème. Nous autre consommateurs sommes devenus impatients. 🙂

  3. @Gabs:
    Attention au slogan: c’était mieux avant. Je pense que, assez souvent, nous ne nous souvenons plus de comment était « avant ».

    Le passage au numérique ouvre un champ marketing, qui était un peu fermé en argentique. Les constructeurs cherchant à maintenir une certaine croissance, le numérique leur a ouvert les portes de quelque chose de gigantesque, et l’on entre effectivement dans un monde ou ce que l’on achete est deja perime. On gere la croissance par le renouvellement. Je pense que le probleme de l’acheteur se situe a ce niveau.
    En supprimant les pièces mécaniques ont supprime peu a peu toutes les pieces d’usure. Les pieces les plus fragiles d’un PC aujourd’hui, sont le disque dur et les ventilateurs (qui prennent la poussiere). Tout le reste ne tombe quasiment jamais en panne (en tout cas, statistiquement). Les equipements sont concus pour ne pas tomber en panne pendant toute la duree de leur vie (qui est certes plus courte).

    Pour revenir a la photo: dire que l’on est perdant me semble un peu exagéré. D’abord les optiques sont les mêmes (chez Nikon et chez Canon), donc la qualité est la même. Ensuite le seul reproche que l’on peut encore faire au numerique est son manque de dynamique: d’une part les contrastes sont moins bien géres, mais nous avons egalement moins de liberte au niveau du developpement. Une erreur d’exposition se corrige plus difficilement. Pour tout le reste, nous sommes, me semble-t-il gagnants: cout de developpement, possibilite de regarder immediatement et de re-essayer, gestion de la balance des blancs, changement de sensibilite a la volee, …

    Je fais donc une grande difference entre la techno, et ce que le marketing cherche a en faire. Et je reste persuade qu’au final, l’utilisateur reste celui qui choisi: nous verrons bien si les reflex sans viseur survivent ou pas. Les quelques essais que j’ai pu faire avec celui d’un ami, m’ont montre que, pour l’instant, ces appareils ne sont rien d’autre que des compacts, a objectifs interchangeables: des que la lumiere manque ou que l’on monte dans les ISO, les images sont loins, tres loins de que l’on peut obtenir avec un reflex, meme d’entree de gamme.

  4. Plus généralement, j’ai bien l’impression qu’on a à faire à une grosse informatisation (ou électronisation) des équippements multimédias. Les potards et les boutons disparaissent (lecteurs, tv, etc.), les viseurs pentaprisme ont été remplacé par des pentamirroir, puis sont écartés, bref ils y aurait plein d’exemples dans le genre. Les constructeurs simplifient au maximum l’architecture physique de leur produit au profit d’un « perfectionnement » (illusion ?) de l’électronique et de l’informatique embarquée.

    L’avènement du tout tactile permet également d’enlever des pièces et autres boutons, mais est-ce vraiment performant ? Gagne-t-on réellement du temps ? Quel est l’intérêt réel de cette technologie ? Perso j’ai acheté un « bon » mobile tactile, pour revenir très rapidement à un bon vieux mobile tout plein de boutons…et quel soulagement !

    Autre petite anecdote. J’ai un synthétiseur de scène, très bon, un Alesis. 4 potards pour pouvoir agir rapidement en live, pas un de plus. Mais dès qu’il s’agît d’entrer dans la manipulation du son, le seul écran à ma disposition est un véritable labyrinthe, les possibilités sont énormes mais l’ergonomie informatique est catastrophique. Ne seraît-ce que doubler (tripler ?) le nombre de potards aurait grandement amélioré l’ergonomie…

    Concrètement qu’est-ce qu’on y gagne ?
    Du design sans doute (et encore c’est discutable), la possibilité de pouvoir faire évoluer (les firmwares sont partout, sauf que souvent cela permet aux constructeurs de sortir sur le marché des produits buggés). Réduction du prix ? Non…pas vraiment.

    Qu’est-ce que les constructeurs gagnent ?
    Bonne grosse réduction des coûts. Bonne grosse augmentation des marges.

    Pour moi l’équation est sacrément déséquilibrée… On est perdant.

    Pour la photo c’est un peu pareil. L’arrivée du numérique à fait exploser le prix du matériel (par rapport à l’argentique). Alors que ce matériel est, généralement, moins qualitatif… Je regrette mes bon vieux objectifs en métal, increvables.

    J’ai possédé pas mal de reflex numériques : Oly E-1, Oly E-400, Canon 30D, 40D, Oly E-P1, Nikon D5000, Fuji S3Pro. J’ai aussi eu l’occasion de manipuler le 5DMkII. Et franchement en terme de construction et d’ergonomie, ce sont franchement (à mon avis) les plus vieux les meilleurs, et de loin ! E-1 en tête et S3 pro… Bref le monde à l’envers.

    Citez moi une seule révolution matérielle en photo récente ? La suppression du viseur reflex n’est que le rejeton du télémétrique…tiens tiens d’ailleurs pourquoi ne trouve-t-on pas de viseur de ce genre sur ces nouveaux appareil…comme c’est bizarre…

  5. Comme je l’ai precise dans un commentaire, je n’annonce pas la fin du reflex, mais la fin de son age d’or, c’est-a-dire la fin de la periode, ou les constructeurs vendaient autant de reflex que de compact. Je ne crois pas trop a la disparition du reflex, au moins a court ou moyen terme.
    Sur le cote standardisation, je suis d’accord. Malgré les apparences, le « marché » restreint les choix a un certain nombre de gammes dont nous sommes un peu prisonniers (le cas des televiseurs LCD est tres symptomatiques, le choix des diagonales devenant de plus en plus faible).
    Pour le reste, la nouvelle generation de boitier sans visee optique correspond a un reel besoin: avoir la qualite d’image d’un reflex, sans l’encombrement qui va avec.
    J’ai trouve un article tres interessant sur Declencheur, qui montre une autre approche, de quelqu’un qui vient pourtant du monde du reflex. J’utilise un compact egalement, et il est vrai que cela procure une grande liberte de mouvement de cadrage. Nous pouvons prendre des photos sous des angles impossibles avec un reflex, ou au prix d’acrobaties que nous n’osons pas toujours faire.
    Sur le cote luxueux de la photo: je ne suis pas sure que cela vienne de la segmentation du marche (avec visee, sans visee, …). Je pense que le taux de renouvellement (et la duree de vie) du materiel, fait que nous n’investissons plus dans des boitiers chers mais qui durent longtemps, mais plutot dans des boitiers moins chers, que nous renouvellons plus souvent. Les constructeurs favorisent donc l’entree de gamme, et le haut de gamme au detriment du milieu de gamme.

  6. Je trouve désolant le fait de la suppression du viseur optique de certains reflex à venir.
    Certe,je suis persuadé que la plupart des gens l’accepteront, puisqu’ils fonctionnent avec le mode automatique et n’y connaissent rien.
    Cependant, pour ceux qui  » semble t’il » s’interressent à la photo, je m’inquiète et me dis que les véritables reflex dans l’avenir,seront à des prix exibitants, les autres s’adaptant aux besoins de consommation et n’offrant plus certaines fonctionnalités…
    Ainsi, la véritable photographie semble devenir un produit de luxe,à moins de se plier aux nouvelles règles des fabriquants.(ou peut-etre d’avoir recours à l’argentique?).LOL
    La standardisation avance, anéantissant l’art et le savoir pour les bourses raisonnables.

  7. AMHA, c’est pas le reflex qui peut disparaitre mais plutôt l’appareil photo tel que nous le connaissons… les constructeurs ont fait quoi ? ils ont pris des appareils argentiques et ont remplacé la pellicule par un capteur, puis ont fait évoluer le capteur, ajouté de la stabilisation etc… mais on a gardé l’optique et la vitesse d’ouverture. On en discutait hier avec un passionné et ses remarques étaient judicieuses : on a gardé la vitesse d’ouverture parce-que les capteurs ont de la rémanence : ça semble être en voie de résolution puisqu’on fait de la video propre avec le même capteur que la photo. A priori donc, adieu la mécanique rapidement. Ensuite l’optique : à quand par exemple de la micro optique sur le capteur, directement ?
    tout ça se résume en une question : quand est-ce que les majors du marché, olympus en tête vu leur force d’innovation (oui je préfère olympus ;-)) vont enfermer des ingénieurs pour qu’ils refassent un appareil photo à partir de RIEN ?
    Fred

  8. Un nombre important de superbes photos sont faites dans des conditions de faibles luminosité au lever ou au coucher du soleil et là, je pense que les optiques lumineuses et les grands capteurs sont un avantage que je ne vois pas arrivé de sitôt dans les compacts et même si cela arrive je ne suis pas certain que le prix soit moindre.

    Maintenant c’est vrai que l’encombrement est un soucis (Je pars avec un sac de 10kgs) et que le renouvellement non seulement de la gamme mais des optiques (Car il faut adapter leur résolution à celle des nouveaux capteurs) est un gros soucis financier!

    On a beaucoup discuté de la disparition des petits capteurs par rapport au FF et cela n’est pas arrivé car il y a un marché pour les deux types comme il y a un marché pour les compacts qui augmentent aussi en qualité.

  9. Bonjour,
    Merci pour ce retour d’expérience très intéressant.

    Je suis assez d’accord avec la plupart des remarques:
    – L’effort d’investissement doit porter sur les optiques,
    – La segmentation se fait par la taille du capteur,
    – Pour les reflex, il est clair que les gammes vont bouger: disparition du bas de gamme, passage en full frame …
    – 100% d’accord pour la visée optique

    Concernant le materiel du « bon » photographe, j’ai une vision un peu differente: il est clair que ce n’est pas la qualite technique de la photo qui cree l’emotion. Mais disposer d’un bon materiel donne une certaine liberte « artistique » (choix de la profondeur de champ par exemple).

    Concernant Leica, je ne peux pas juger la marque, tout simplement, parce que je ne l’a comprend pas. Je comprends tout a fait que l’on s’interesse a la gamme argentique pour sa qualite de fabrication, sa mecanique reduite a son minimum, son silence de declenchement, sa discretion … Les boitiers sont tout-terrain, et passe-partout. J’en ai essaye un, et ce que j’ai le plus apprecie sont les graduations precises des optiques. Par exemple, il est assez facile de se placer a l’hyperfocale avec ce type de materiel.
    Mais qu’apporte la gamme numerique? Dans le M8 par exemple, le telemetre n’etait pas adapte a la taille reduite du capteur … D’accord pour ne pas faire de compromis, a condition que cela serve a quelque chose, hors la difference de qualite justifie-t-elle la difference de prix?
    Mais ceci est un autre debat.

  10. bon bon bon
    J’ai trouvé l’article intéressant, mais quelques commentaires m’ont laissé perplexe.

    Un « pro » de la photo utilise du matériel plus ou moins « professionnel » (cher aussi, pour se différencier de l’amateur), il n’est donc pas vraiment concerné par l’article.

    Ensuite, un « bon » photographe, n’a besoin de rien d’autre que d’un matériel de prise de vue, peu importe que ce soit un téléphone portable ou un reflex à 5000€, ça ne change rien au fait qu’être photographe c’est avant tout avoir un regard. Et que l’appareil soit en automatique avec un cul de bouteille ou en mode manuel avec un 85MM 1.2 ne change pas cet état de fait. L’appareil photo est un outil, point. Je reformule, on ne peut pas faire de l’or avec de la merde et si on n’est pas capable de prendre une « bonne » photo on ne pourra rien y faire, ni en achetant un « meilleur » appareil, ni en maîtrisant à la perfection toshop.

    Mais bon là apparemment il s’agît de technique et de matériel, pas de photographie.

    Pour en revenir à l’article, je ne pense pas que les reflex disparaîtront avec l’avènement de ces « tricams », simplement parce que l’usage de ces deux catégorie d’appareils est bien différent.

    Là où je te rejoins c’est que beaucoup de photographes amateurs venant du compact risquent (à raison ou à tort) d’aller plutôt vers ces tricams que vers les reflex.

    Tu as cité les avantages des deux systèmes. Ce sont justement ces avantages qui les différencient et qui les fera, à mon avis, coexister.

    Les constructeurs historiques vont bien sûr être à priori obligés de produire des tricams pour éviter la fuite des acheteurs potentiels vers Oly et Pana.

    Mais pour moi la bataille se joue davantage au niveau de la taille du capteur :
    – petit capteur de compact pour des amplitudes de zoom importantes (et le faible encombrement qui va avec)
    – capteurs des reflex (aps-c et 4/3) qui glissent sur les (nouveaux) tricams
    – reflex avec capteurs plein format 24×36 sur toute la gamme

    On commence (Leica, Mamiya) à voir apparaître des reflex avec capteur moyen format.

    Et il ne faut pas oublier la vidéo qui est un enjeu finalement peut être plus important aujourd’hui que l’arrivée des tricams (dixit GH1 qui possède les 2 nouveautés).

    Je donne mon expérience personnelle, elle a un intérêt dans cette discussion : j’ai commencé la photo avec un compact, j’ai rapidement enchaîné avec des reflex 4/3, puis je suis passé à l’aps-c, que j’ai abandonné en croyant que l’E-p1 pouvait remplacer mon 40D, et je suis repassé au reflex aps-c, mais entrée de gamme cette fois.

    J’explicite :
    – reflex 4/3 : bon rapport qualité encombrement, optiques plus petites que pour de l’aps-c, mais capteurs bruités ; l’E-400 d’Olympus reste une perle pour sa compacité très proche d’un tricam, justement…avec un viseur optique !
    – aps-c, j’ai bien vécu l’amélioration de la qualité d’image et la possibilité de monter en sensibilité, et d’accéder à un parc optique conséquent ; mais l’encombrement s’est vite révélé très pénalisant (douleurs et indiscrétion) quand je suis passé en gamme « expert »
    – E-p1 : j’ai tout plaqué pour cet appareil, je me suis dit que je voulais être discret et qu’au final la qualité d’image dépendait moins de mon matériel que de ma capacité à prendre une « bonne » photo. Erreur (pour moi) : la visée optique m’a immédiatement manquée, la réactivité de l’appareil n’a pas du tout tenu la comparaison avec un reflex, je m’étais habitué aux bon vieux ISO 1600 de mon 40D, et le parc optique ne laissait pas entrevoir l’arrivée de mes cailloux préférées…
    – retour à l’aps-c avec un reflex premier prix pour combler les manques précédants, tout en trouvant un appareil moins cher, le plus léger possible (en tous cas largement plus léger qu’un reflex expert), et la possibilité d’accéder au parc optique adéquat. Garder l’argent économisé à l’achat du boitier pour investir dans un objectif plus qualitatif.

    Résultat des courses (avis personnel of course), les tricams sont encore loin d’être matures, ils induisent la refonte de tout un parc optique qui mettra des années avant de convenir à tout le monde, et surtout leur tarif devra vraiment être repensé en adéquation avec les reflex d’entrée de gamme.

    Ce que j’en retire de ces aventures : les boitiers ne sont pas si importants. Ce sont la visée (optique ou pas), les capteurs (et CAN biensûr) et les optiques qui restent les rois.

    Le reflex garderont donc certainement de la distance en adoptant une taille de capteur plus importante que pour les tricams…sauf que ça laisserait en plant un gigantesque parc optique aps-c, des années de r&d…pas si sûr alors…

    Et du coup j’ai bien peur que les reflex voient leur prix augmenter pour mieux laisser la place aux tricams. Genre reflex à partir de 1000€ et tricam entre 500 et 1000€.

    Un commentaire parlait de marge : l’électronique qui remplace la mécanique et l’optique, elle vient de là la marge. Les viseurs pentaprisme restent l’apanage des boitiers « chers » ; les viseurs pentamirroir ont permis de faire baisser les prix et d’augmenter les marge ; la suppression du viseur optique au profit du viseur électronique dégagera à terme de bonnes grosses marges.

    Je terminerai par une petite réflexion. Je n’aime pas Leica, j’ai toujours trouvé cette marque « bourgeoise ». Pourtant je suis de moins en moins sûr que leur marge soit mirobolante. Car ils semblent défendre l’idée qu’un bon appareil doit se passer de compromis, que tous ses composants doivent être choisis et créés avec soin, qu’un appareil a besoin d’un viseur optique, d’un télémètre, que sa qualité de fabrication doit être irréprochable, qu’il doit être compact, et que ses optiques aient le moins de défauts.
    C’est une position qui se défend. Il y a heureusement certains compromis qui permettent à l’amateur peu fortuné de s’adonner à sa passion.

    Le marketteux lui, il aime l’électronique, parce qu’il saît que ça ne coûte pas cher à produire et que ça peu rapporter gros, une fois la r&d amortie.

    Libre à l’amoureux de technique de se faire son opinion sur les avantages et les risques de ce glissement vers le « tout électronique ».

    En ayant écrit tout ce baragouinage, je me suis rendu compte qu’au final c’est plutôt très difficile de prédire ce qui se passera dans quelques années…

    Petit parenthèse : quand je vois le tarif (assez bas) des Sigma DP1, DP1s et DP2, je me dit que c’est peut être presque aussi intéressant que d’acheter un objectif aux focales correspondantes pour son reflex 🙂

  11. pour les « sportifs de salons », je pense comme toi mais qu’est ce que c’est bon 🙂

  12. Je suis d’accord. En fait la situation devient assez compliquee:
    Ce que je comprends:
    – le taux de renouvellement est trop eleve en haut de gamme. Renouveller un materiel de 5keur tous les deux ans, est difficile meme pour les pros. En plus, comme la techno evolue tres vite, les prix de l’occasion baissent vraiment vite. Donc c’est le marché qui fixe le rythme, pas les constructeurs.
    – les gammes moyennes (Canon 50D par exemple) se vendent moins, parce qu’ils sont concurrencés par les modeles en dessous. Typiquepent chez Canon, il a suffit d’attendre 6 mois pour avoir la meme chose qu’un 40D, mais avec 500 Eur de moins (modele 450D). Meme histoire avec le 50D et le 500D.
    – l’entree de gamme va se faire concurrencer parce que j’appelle les EVIL.

    Reste quelques ovnis comme les D700, ou le 5D qui ciblent un public precis, mais fidele (il suffit de discuter avec des utilisateurs pour comprendre …).

    Attention quand on parle de marge: un boitier haut de gamme demande beaucoup de R&D, et les exigences de fabrication sont elevees. Donc il faut en vendre un certain nombre pour que l’appareil soit rentable. Mais comme tu le dis, ils representent l’image de la marque. L’entree de gamme demande moins de recherche puisque l’on re-utilise ce qui existe deja, et la fabrication coute moins cheres (materiaux, precision moindres). Donc je ne suis pas sure que les marges soient si eloignees que cela entre les gammes. Par contre en nombre vendu les differences sont enormes. Tout ceci est pure supposition de ma part.

    Je fais confiance aux petits gars du marketing pour nous trouver une nouvelle segmentation de marche, en ajoutant aux reflex, des fonctions dont nous ne ressentons meme pas besoin aujourd’hui, et qui seront completement indispensables demain.

    Cette discussion m’amuse … Je me moque souvent des « sportifs de salon », ceux qui font des pronostics, analysent des matches, ou qui refont les equipes comme s’ils avaient la competence d’un entraineur. Finalement, je m’apercois que je fais strictement la meme chose …

  13. @sebus:

    :), tu as du faire des recherches pour estimer tes besoins, tu as eu le bon reflex (ok, elle était facile).

    @emmanuel
    Entièrement d’accord avec toi pour les kits proposés.
    Je précise que je ne critique pas les boitiers entrée de gamme, qui peuvent être de véritables tueurs avec de bonnes optiques (le ratio avec des objectifs ff = super zoom) et leur poids qui les rends plus supportable une journée entière.

    Dans leur cycle de vie, les reflex ont atteint la maturité. La vidéo offre de nouvelles perspectives, regarder le nombre de vidéo pro tournées avec des reflex car leur coût est moindre.

    Pb, je compare l’automobile au reflex :
    ces boitiers Haut de Gamme sont comme des concepts cars, ils servent de vitrine, ce sont des produits de prestiges mais la majorité des individus achètent des petites voitures/reflex entrée de gamme.

    Actuellement, le marché des reflex est soutenu par les boitiers entrée de gamme. Or qu’adviendra t-il lorsque tout le monde aura un reflex puisque la majorité n’achètera pas « d’accessoires » ?

    Les constructeurs vont toujours exister, mais leurs bénéfices vont diminuer car les boitiers entrée de gamme dégagent de faibles marges.

    Enfin, il serait intéressant d’inclure un autre facteur : le marché de la photo professionnelle qui est en crise Ce sont souvent les seuls capable d’acheter des objectifs et boitiers haut de gamme.

    Ps: désolé s’il y a des fautes d’orthographes.

  14. @iskull:
    Même s’ils sont avertis, certains acheteurs iront quand meme sur du reflex, parce qu’ils en ont besoin. Par exemple pour avoir une vitesse de declenchement suffisante pour prendre leurs enfants au sport (avec un compact, les enfants sont deja sortis du cadre quand tu prends la photo).

    Tu as raison sur l’aspect prix. C’est pourquoi je pense que les kits sont souvent mal adaptés. Il faut autre chose que l’habituel 17-55.

    Avec leur puissance, les boîtiers d’entrée de gamme s’adressent vraiment a tout le monde, du néophyte complet, a l’expert qui prefere mettre de l’argent dans les optiques plutot que dans le boîtiers.

  15. @iskull : ça tombe bien que tu dises ça… Effectivement faut pas trop généraliser : j’ai acheté un reflex entrée de gamme (Nikon D60) pour le prix, mais j’ai revendu le zoom en kit pour acheter un 35mm 1.8. J’ai estimé que cela suffisait amplement à mes besoins photos.

    Et tant qu’on est dans les avis perso, je pense que cela suffirait à bien des photographes amateurs 😉

  16. C’est pourquoi un vendeur devrait bien indiquer qu’il ne suffit pas d’appuyer sur le déclencheur pour avoir la photo avec un reflex, il faut faire des réglages et peut être faire du post traitement.

    Enfin, je tire mes conclusions sur mon entourage, il est vrai que je ne devrai pas généraliser. Même si je pense vraiment que lorsque l’on achète un reflex entrée de gamme, c’est pour son prix et que donc on ne mettra pas plus d’argent dedans.

  17. Difficile de dire à un vendeur de ne pas conseiller ce qui va lui rapporter la plus grosse marge …
    Ceux qui se prennent pour des pros avec un reflex, sont souvent les mêmes qui croient faire de la photo ou de la vidéo avec un simple téléphone portable.
    Mais je te trouve un peu sévère. La plupart des possesseurs de reflex me semblent tout à fait conscients de ce qu’ils font: ils ont acheté un reflex pour éviter le bruit, et la lenteur au déclenchement des compacts. Beaucoup sont frustrés des résultats obtenus, parce que les compacts nous habituent a des images saturées, ce que ne fournissent pas les reflex. Et l’ergonomie n’est effectivement pas du tout adaptée.
    Quel que soit le matériel, utilisé, il faut s’investir un minimum pour faire des photos techniquement réussies, et s’investir bien plus pour faire de bonnes photos. Hors beaucoup ne souhaitent pas s’engager dans cette voie, pour de simple photos souvenir.

  18. Ah enfin, combien de personnes j’aperçois avec le cul de bouteille d’origine et le mode automatique. Et le pire, c’est que ces gens se prennent pour des pros.
    Lorsque je compares mes photos avec celle de mes amis, mes photos sont mieux mais moi, j’ai mis les mains dans le cambouis.

    Vous avancez le fait que le reflex incite à l’achat d’autres produits (stratégie des produits complémentaires) mais le problème est que très peu acquiert autre chose que ce qu’il y a d’origine.

    De plus, ces mêmes personnes ont tendance à être déçues du résultat et le bouche à oreille qui en résulte est négatif pour la marque et l’ensemble des reflexs.
    Il faudrait que les constructeurs développent des menus d’aide incorporés dans les menus comme le fait nikon avec son entrée de gamme car je comprend que l’épaisseur de la notice fasse peur.
    Enfin, il faudrait que les vendeurs conseillent un peu plus quitte à vendre un peu moins.

  19. Bon, il s’agit de commentaires purement perso. J’ai fait un peu comme ceux qui re-inventent l’equipe de France de foot, a chaque qu’ils vont au cafe du coin …
    Mais, il faut bien constater que la majorite des 1000d, 350d, 450d, … ou equivalent dans les autres marques sont principalement utilises en mode Auto.
    Je pense qu’il y a deux populations distinctes:
    – ceux qui ont commence avec des reflex « manuels » (pas d’auto-focus, et un embrion de mesure d’exposition): ceux-là gardent leurs habitudes, et savent ce qu’ils font en general (apparemment tu fais partie de cette categorie),
    – ceux qui ont commencent avec des reflex « tout auto » (c’est mon cas), qui utilisent d’abord les automatismes, et basculent petit a petit en mode manuel ou « priorite », s’ils en ont le temps, et si cela les interesse. Hors souvent ce qui interesse les photographes, c’est le resultat.
    Il faut cependant reconnaitre que le numerique est parfait pour l’apprentissage, puisque nous pouvons declencher sans peur des couts de developpement.

  20. Je fait donc partie des rares personnes à n’utiliser un reflex qu’avec une focale fixe, en mode priorité ouverture ? Exactement de la même manière que j’utilisais mon vieux OM-1 🙂

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