Quelques semaines avec un BlackBerry Bold 9000

En mai / juin dernier, à l’occasion d’un renouvellement d’abonnement téléphonique, je me suis fait plaisir, en choisissant un BlackBerry Bold 9000, comme nouveau téléphone. Après quelques semaines d’utilisation, je vous livre mes premières impressions en vrac.

Un peu à contre courant, je souhaitais avoir un vrai clavier.  Effet iPhone oblige, les machines disposant d’un clavier mécanique sont plutôt difficiles à trouver. Face au BlackBerry, j’ai trouvé quelques HTC, et Nokia.

J’ai choisi le BlackBerry, pour plusieurs raisons:

  • Je ne voulais pas d’un système « Windows Mobile »,
  • La résolution de l’écran (640 x 360),
  • A la fois , Wifi et BlueTooth,
  • Finition / Robustesse apparente.

Après quelques semaines d’utilisation, je peux maintenant vous donner un avis sur cette machine. Il ne s’agit pas d’un banc d’essai, mais juste de quelques constatations, sur mon utilisation au quotidien.

Rappel des caractéristiques

Le Blackberry Bold 9000 dispose des fonctionnalités suivantes:

  • Dimensions (Hauteur x Largeur x Profondeur): 114 x 66 x 15 mm,
  • Poids: 136 grammes
  • Ecran TFT LCD de 480 x 360, 65000 couleurs, rétro-éclairé, photo-sensible,
  • Appareil photo de 2 millions de pixels, flash, zoom x3, enregistrement de vidéos (sur carte mémoire uniquement),
  • Réseaux: Wi-Fi (802.11a/b/g), BlueTooth, GSM, HSPDA, EDGE, UMTS,
  • GPS

Le téléphone proprement dit

D’un point de vue matériel, le BlackBerry Bold 9000 est irréprochable, l’impression initiale de solidité se vérifie à l’usage. L’ensemble des touches et boutons sont précis, et ne montrent aucune fragilité.

La machine est relativement imposante par rapport à d’autres, mais moins qu’un iPhone. Mon critère principal a ce sujet est que je puisse le glisser, avec la housse, dans une poche de veste, sans la déformer. De ce point de vue, le BlackBerry ne pose aucun problème.

L’écran est superbe: malgré une dalle brillante, il reste lisible dans toutes les circonstances. Il faut vraiment une très forte luminosité pour le rendre illisible. La résolution de 640×360 est confortable, … à condition d’avoir une bonne vue: l’écran est à peine assez grand pour que la lecture soit confortable.

La prise en main est agréable, contrairement à ce que peut laisser penser sa forme. Par contre les premières fois, lorsque l’on sort l’appareil de l’étui, il faut faire attention à ne pas appuyer sur l’une des nombreuses touches situées tout autour de l’appareil.

La taille du clavier AZERTY laisse un peu dubitatif au début, mais il révèle son efficacité dès les premiers essais. Mes doigts font a peu près la largeur de deux touches (voir plus), et j’arrive pourtant à des vitesses de saisie tout à fait étonnantes.

Tout le secret de l’ergonomie des BlackBerry vient du fameux trackball, idée géniale, qui fait merveille sur ce type d’appareil. Grâce à lui nous pouvons quasiment tout faire avec un seul pouce.

Le smartphone est rapide, les réponses sont pratiquement toujours immédiates.

Le BlueTooth, et le Wifi (sécurisé ou pas) marchent parfaitement (attention à la consommation d’énergie dans les deux cas). J’ai notamment essayé le kit main-libre BlueTooth de ma voiture, qui fonctionne sans aucun problème avec le BlackBerry.

Le plus gros reproche vient de l’autonomie. Au repos, la batterie tient sans problème quelques jours (3 ou 4). Avec une activité téléphonique normale, cette autonomie descend à 2 jours. Mais dès que l’on aborde des activités comme: la consultation de site internet, ou la saisie de texte, l’autonomie descend à moins d’une journée, et tombe à quelques heures (moins d’une demi-journée) lorsqu’il s’agit d’écouter des fichiers MP3, d’activer le GPS ou le Wifi. Concrètement, il faut prévoir, en fonction de l’usage, un rythme de charge qui va de la 1/2 journée à 1 jours.

A noter que mon précédent téléphone ne faisait que … téléphone. Je disposais donc d’une confortable autonomie de plusieurs jours. Je ne suis donc peut-être pas objectif sur ce sujet.

Le BlackBerry est plus ou moins fait pour être le compagnon d’un PC ou d’un Mac, il peut donc être rechargé par le câble USB qui sert à la synchronisation. Il existe d’ailleurs des stations d’accueil pour cela.

Les logiciels

Le Blackberry est livré avec un pack logiciel minimum. On y trouve:

  • Les applications de base: l’agenda, le bloc-note, les contacts, une horloge, une calculatrice,
  • Des applications internet: un client de messagerie, un browser,
  • Une application « multimédia »: visualisation d’images, lecture de fichiers Audio et vidéo,
  • Des applications bureautique: la suite Document ToGo Standard Edition,
  • Des jeux

Je trouve dommage que, pour ce prix, nous n’ayons que la version Standard de Document To Go, qui n’autorise que la lecture des documents Word, Excel ou PowerPoint. La création ou la modification n’est pas autorisée.

D’un point de vue ergonomique, je retrouve la simplicité d’utilisation des Palms. Toute la pile logicielle a été conçue et optimisée pour cette famille d’appareil: toutes les fonctions sont quasiment accessibles en deux clicks seulement. A part la première fois, le démarrage de l’appareil est presque immédiate. Certains trouveront cette interface minimaliste, voir rudimentaire. Il est vrai que par rapport à la concurrence, le système du BlackBerry paraît un peu spartiate, mais je l’apprécie justement pour cela, parce qu’il est extrêmement efficace.

L’ergonomie n’est pourtant pas parfaite. Dans le désordre, j’aurais aimé:

  • Une page de garde personnalisable (sans passer par des outils particuliers),
  • Un accès plus rapide a certaines applications: SMS/MMS, bloc-notes …
  • Un menu de connexion au Wifi un peu plus claire.

Au sujet du navigateur, j’ai trouvé du bon, et du moins bon. Pour les points positifs, citons les nombreux raccourcis clavier, qui permettent d’atteindre à peu près toutes les fonctions, sans avoir recours aux menus. La compatibilité limitée avec les sites non conçus pour les mobiles fait partie des points négatifs.

Côté PC ou Mac, j’avoue être un peu déçu par l’interface du Desktop Manager. Je trouve qu’elle manque de clarté: au début, nous ne savons finalement jamais ou nous sommes exactement. Pour le reste les fonctionnalités sont classiques: synchronisation des données, ainsi que gestion des applications. Ce dernier point est particulièrement intéressant, puisque l’application gère les mises à jour de toutes les applications installées sur le smartphone, système d’exploitation compris.

A noter que la mise à jour du système s’occupe également de faire les sauvegardes préalables, puis la réinstallation des paramètres, et des informations de configuration. Cette dernière étape ne fonctionne pas toujours très bien. Il faut savoir rentrer les mots de passe, au bon moment.

L’environnement

Trois points:

  • Les accessoires,
  • Les sites d’information, et les forums,
  • Les logiciels

Côté accessoires, pas de problème: l’offre est fournie et variée. Les sites internet et les forums parlant des Blackberry sont également assez nombreux, et pas uniquement en anglais.

L’offre logicielle est plus discutable: d’abord, elle est largement moins importante, que les logithèques PalmOS ou Windows Mobile, ensuite, la plupart des logiciels sont payants. L’offre logicielle Libre, Opensource, ou simplement gratuite est vraiment réduite. Pas d’affolement cependant, nous y trouvons l’essentiel.

Par rapport a l’iPhone

J’ai eût l’occasion de discuter et d’échanger avec un possesseur d’iPhone. J’ai manipulé le matériel Apple, ce qui m’a permi de comprendre les différences entre les deux produits. Concrètement, je ne pense pas que les deux produits soient réellement concurrents: L’iPhone est beaucoup plus orienté multimédia que le BlackBerry, qui lui s’adresse plus à ceux qui recherchent un « Bureau mobile » (messagerie notamment):

  • Même s’il est capable de lire et d’afficher une vidéo, le BlackBerry n’est pas fait pour cela, à cause de la taille de son écran. Par contre, il constitue un lecteur MP3 d’excellente qualité,
  • Inversement, l’iPhone n’a pas forcement été conçu pour faire de la saisie intensive de texte, ou de la messagerie (l’absence initiale de la fonction Copier/coller le prouve).

Aujourd’hui, nous pouvons aisément dresser une liste de pour et de contre, entre les deux machines. Je pense que cette comparaison ne sera plus possible d’ici quelques mois. L’écran étriqué du Blackberry, et les faiblesses de son navigateur ne tiendront pas face aux arguments de l’iPhone.

Conclusion

Le bilan est plutôt positif, mais pas très positif.  Certes, j’exploite ce smartphone comme je l’avais prévu initialement, mais certains points sont décevants.

Ces points forts sont la robustesse, la qualité de l’écran et l’ergonomie. L’appareil et son système d’exploitation sont extrêmement efficace. Nous faisons tout rapidement, en un à deux clicks maximum.

Les points faibles sont: l’autonomie, qui me semble insuffisante, la taille de l’écran, et les capacités du navigateur. Pour l’autonomie, j’aurais aimé avoir au moins une journée complète d’autonomie quelle que soit l’utilisation (hors lecture de MP3). La petite taille de l’écran est assez vite handicapante, notamment pour naviguer sur internet, ou lire des mails. 

Dans un prochain article, je vous parlerai de l’application WordPress for BlackBerry que je teste depuis quelques jours, et qui constitue, pour moi, une réelle avancée pour le « mobile blogging ».

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